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Un droit d’eau datant du 19/05/1891 autorise l’usage de la force motrice de la rivière Ognon pour le moulin de Courchapon. A cette date, les barrages sur l’Ognon sont munis de vannes qui alimentent différents canaux pour les moulins, huileries, la ribe, la scierie et le battoir existants.
Le 26/03/1924, la Compagnie Electrique de Franche-Comté achète les parcelles, ainsi que les bâtiments et le droit d’eau à la Compagnie Electrique Comtoise. Elle est ensuite absorbée par la Société des Forces Motrices de l’Est qui est elle-même nationalisée au profit d’Electricité de France (EDF) le 21/05/1946.
Le canal d’amenée du moulin de Courchapon est alors séparé en 2 chambres d’eau qui alimentent 3 turbines Francis.
Le SIEVO devient locataire du site par un bail du 30/04/1952. EDF reste propriétaire du site mais c’est le Syndicat qui en a la jouissance.
Le SIEVO lance dès 1954 un concours entre constructeurs pour la fourniture et la pose d’une turbine qui fournira la puissance nécessaire à l’exploitation de la future station de pompage de Courchapon. C’est l’entreprise Goulut et Borne qui obtient le marché et installe une turbine Kaplan.
Le 25/07/1983, EDF vend au SIEVO les parcelles, les bâtiments et le droit d’eau du moulin de Courchapon.
En 2007, le Syndicat Mixte d’Aménagement de la Basse Vallée de l’Ognon (SMABVO) acquiert les barrages de Chenevrey Morogne et de Courchapon. La convention du 12/03/2007 prévoit que le SIEVO garde la jouissance du droit d’eau contre le versement d’une indemnité annuelle au SMABVO.
La turbine est toujours en état de fonctionnement mais elle ne sert plus aujourd’hui à faire fonctionner la station de pompage suite à un dysfonctionnement de la pompe en aval.
La réhabilitation de la centrale de Courchapon nécessite plusieurs aménagements :
- Remplacement de la grille et mise en place d’un dégrilleur automatique,
- Remplacement de la turbine : bien qu’encore opérationnelle, la turbine a 50 ans et le risque de coût d’exploitation et de réparation / maintenance est important dans les prochaines années,
- Installation des équipements électriques pour la production et l’évacuation de la production électrique,
- Curage du canal de restitution.
Le SMABVO ayant pour projet de restaurer les barrages et de remplacer les vannes, le projet
du SIEVO de réhabiliter la centrale hydraulique de Courchapon s’inscrit dans un projet d’ensemble de réhabilitation de la zone.
Ce projet présente des intérêts sur le plan du développement durable dans l'esprit du Grenelle de l'Environnement et économique.
En effet, suite à une étude financière, le projet présente un retour sur investissement sur 15 ans pour un investissement de 400 000 euros H.T.
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